Only theatre of Pain Tribute, les chroniques

CHRONIQUE ELEGY
Chaque bimestre apporte son lot de tribute à la rédaction d’Elegy et s’il y a parfois à prendre, il y a surtout beaucoup à laisser. L’enthousiasme n’était donc pas initialement à son comble à la vue de cet hommage à Christian Death. Et puis… Première bonne surprise, le tribute en question s’était donné pour but de revisiter dans son intégralité l’album mythique Only Theatre of Pain au lieu de reprendre des morceaux épars de la discographie fluctuante de CD. Ensuite le label Alone Prod a fait un sans faute dans le choix des groupes figurant sur cet album, représentant différentes mouvances dark, du deathrock à la darkwave, en passant par la cold wave et même l’horror punk avec Terrill et leur cover série Z de Desperate Hell. Deux courants se dégagent de ce tribute, entre les groupes qui restent dans l’esprit Christian Death, sans pour autant tomber dans le mimétisme (Jacquy Bitch, Deadchovsky, Excès Nocturne) et ceux qui imprègnent totalement les morceaux de leur propre identité. C’est tout particulièrement le cas des inclassables Rosa Crux, qui ressuscitent Stairs à coups de latin et de carillons, de Noctule Sorix qui présentent une version cold subtile de Romeo’s distress et de Violet Stigmata avec leur cover à la fois nerveuse et théâtrale de l’imparable Deathwish. Au final, bien plus qu’un tribute, c’est réellement un nouveau Only Theatre of Pain qui nous est proposé à l’écoute. Sabine Moreau
CHRONIQUE DE OBSKURE
On a beaucoup parlé de Christian Death depuis 1 an : cela fait en effet 25 ans qu’est sorti Only Theatre of Pain, premier album du groupe, culte devant l’éternel. Ceci a donné lieu à la réunion des membres d’origine autour d’une entité nommée Christian Death 1334 en l’honneur de feu Rozz Williams (renommé en CD 1334 pour d’évidentes histoires de droits), le temps d’une tournée mondiale, faisant revivre le mythe pour un moment en live avec plus ou moins de bonheur mais un esprit semble-t-il préservé. Tout aurait été bien dans le meilleur des monde si la formation « officielle » de Christian Death conduire par Valor Kand n’avait pas redonné signe de vie plus ou moins au même moment avec un nouvel album « American Inquisition », franchement bon, suivi d’une tournée mondiale avec pour point culminant le fameux festival Wave Gothic Treffen de Leipzig où les deux formations se retrouvent à jouer l’une après l’autre, donnant lieu à un échange plutôt musclé et, disons le, assez lamentable, lors du concert de Valor Kand. Tout cela aura relancé un certain engouement autour de Christian Death, preuve en est que cette formation reste et restera une icône de la musique gothique toujours capable de déchainer les passions… Le label français Alone Prod, a donc choisi lui aussi de commémorer les 25 ans d’Only Theatre of Pain en faisant appel à un bel échantillon de groupes contemporains, essentiellement français, et en leur donnant la mission de réinterpréter cet album fondateur du deathrock. La tâche est rude et le résultat est plutôt surprenant et, il faut le dire, inégal. Jacquy Bitch propose une interprétation de ‘Cavity’ très personnelle, moins squelettique que l’orignal, elle est aussi un peu moins glauque et plus incisive, la voix de Jacquy passant vraiment très bien. La version de ‘Figurative Theatre’ par Ainsophaur est par contre réduite à ses composantes essentielles, guitare et voix, dans une version acoustique de toute beauté ! No Tears réussit quand à lui à dégager le côté malsain de ‘Burnt Offering’ à travers une réinterprétation assez fidèle à l’originale. Deadchovsky se retrouve en terrain connu en choisissant le morceau le plus cintré de l’album : ‘Mysterium Iniquitatis’. Le groupe y imprime sa patte en rendant le morceau encore plus frénétique et fou, avec malgré tout une production franchement pas à la hauteur (remarque qu’on pourrait faire sur l’ensemble du CD mais qui est particulièrement valable sur ce morceau). Les choses se gâtent avec ‘Dream for Mother’, repris pourtant par une figure de la scène cold wave française : Excès Nocturne. Bon soyons franc je trouve ce morceau incroyablement mauvais, espèce de dance façon Benni Benassi aux voix inaudibles, même pas digne de figurer sur le Death Mix de Cleopatra (fameuse arnaque pourtant), passons… Rosa Crux signe ensuite une version de ‘Stairs’ bien transposée mais manquant un brin d’originalité pour marquer l’auditeur. A l’inverse De Volanges surprend en prenant ‘Spiritual Cramp’ à contrepied puisque le tempo se trouve considérablement ralenti, imprimant une forte tension au morceau qui perd du coup complètement son côté frénétique ; le choix est courageux et intéressant. C’est Noctule Sorix qui a choisi de s’attaquer à ‘Romeo’s Distress’, morceau culte hantant les dancefloor goth depuis plus de 20 ans. Le résultat est plutôt sympathique à mon goût, le duo s’appropriant réellement le morceau, aux accents pop et beaucoup plus léger que l’original, il apparait comme un des plus originaux du disque. ‘Resurrection – Sixth Communion’ a lui petit air de Brotherhood of Pagans, en un peu plus industriel, ce qui ne surprend guère puisqu’Alien Marteens n’est autre que l’ancien chanteur du groupe précité. Par contre je cherche encore l’intérêt de la version de ‘Prayer’ de Skeletal Family… La fin du tribute correspond, tout comme dans l’album original, au premier EP de Christian Death : Deathwish, et représente la face la plus dur du groupe. Le titre éponyme est donc repris ici par Violet Stigmata dans le style plutôt musclé qui caractérise les dernières productions du groupe. Le morceau, sans être particulièrement original se voit emprunt d’une force nouvelle et la voix de Nico passe parfaitement : à mon sens un des meilleurs morceaux de ce disque. Comédie Macabre propose une version assez fidèle de ‘Dogs’, rock et efficace et enfin Terril achève ce Tribute avec un ‘Desperate’, endiablé et très punk qui constitue vraiment une excellente surprise. Au final ce tribute s’avère être un disque assez intéressant mais reste néanmoins clairement destiné aux fans du groupe. Ces derniers retrouveront l’esprit d’Only Theatre of Pain à travers une belle collection de réinterprétations de leurs titres préférés qui commémorera d’une belle manière les 25 ans d’un album absolument culte. Black Tom
CHRONIQUE DE D-SIDE
Réalisé par l’indépendant Alone Prod, label féru de sons dark old school, cette collection de titres n’a pour autre but que de célébrer le son originel de Christian Death : celui de Rozz Williams et du death âpre de deux chapitres : l’album Only Theatre of Pain et le EP historiquement précédent Deathwish. Ce tribute fait s’investir une kyrielle de formations souvent hexagonales et qui, pour certaines, sont réputées pour leur conscience du son gothique premier. Maintenir l’esprit sans se fourvoyer dans la redite, telle semble être la devise générale. Chacun y va ainsi de sa relecture et, dans le respect des trames originelles, apporte un éclairage intéressant et souvent rafraîchissant. AinSophAur, par exemple, offre une version aérée et sud-européenne de Figurative Theatre, gorgée par des guitares électro-acoustiques. Le premier album du Death s’apprécie aussi dans un rappel plus classique : belle réinterprétation de Jacquy Bitch de Cavity, quand Violet Stigmata se montre lui aussi respectueux sur Deathwish. D’autres s’en sortent aussi plus que bien (Noctule Sorix sur Romeo’s distress, éclairé d’une lumière cold pop, Rosa Crux sur le très habité et ritualiste Stairs), quand quelques versions se décalent davantage de l’esprit originel, et pas forcément pour le meilleur (Terrill et un Desperate Hell trop punk rock pour nous). Inégal certes, mais porteur de belles choses et à connaître, enfin, pour l’originalité de l’initiative. Emmanuel Hennequin
Par http://www.wilrecords.com
Tribute to Christian Death "Only Theatre of Pain" (Alone Prod) C’est le premier album culte de Christian Death sorti en 1982 et revisité par une sélection de groupes actuels tous forcement sensibles au rock gothic et aux années 80. Bien sur, on ressent fortement Virgin Prunes, Alien Sex Fiend ou encore Bauhaus dans les autres influences de ces formations. Seul le groupe Allemand Terill qui termine le CD, propose un punk rock radicalement différent du reste. On y trouve les mêmes titres dans le même ordre. Avec en bonus les titres « Deathwish », « Dogs » et « Desperate hell » qui étaient sorti en 84 sur un formidable mini album nommé « Deathwish ». Un disque qui restera pour moi le plus important de la bande de Los Angeles. Les groupes du label Alien Marteens et surtout Jacquy Bitch qui ouvre formidablement avec le titre « Cavity ». Les anglais de Skeletal Family s’attaque à la terrifiante « Prayer ». On trouve aussi mes amis de Excés Nocturne, ce groupe belge formidable De Volanges, No Tears ou encore Ainsophaur. Le très gothique et excellent Rosa Crux avec ses cloches d’église. Violet Stigmata, Comedie Macabre et Noctule Sorix qui se paye l’excellent « Romeo’s Distress » dans une version sans magie. Une compilation très réussie qui lance ce nouveau label créé par Hélène, une fille déterminée à l’image de toute cette bande qui tourne autour du collectif Cabaret Fantasmagothic. (Chris) Contact : www.myspace.com/aloneprod (Genre : Gothic Rock)
Par Dark Oddities – Italie
http://darkoddities.blogspot.com/2008/11/va-only-theatre-of-pain-tribute.html
Par Gnyark.com - Allemagne
http://www.gnark.com/?gmsuid=mirwirdschwarz&pid=202
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