Chronique Only Once (BOP) par Guts of Darkness
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En musique, rien n'est jamais joué. Je déplorais dans ma chronique de 'Tales of vampire' qu'il s'agisse de l'unique album des Brotherhood of Pagans; or quatorze ans plus tard, le groupe me prouve que j'ai tort en nous proposant tout soudain un second album. La première remarque qui me vient à l'esprit, c'est que les Français sont toujours aussi pointilleux sur la qualité de la production, les arrangements, les atmosphères sont très travaillés et toujours aussi efficaces. Musicalement, c'est avec une certaine émotion que je m'y suis plongé pour me retrouver au coeur d'un disque varié, sombre et intense. Là où 'Tales of vampires' plongeait au sein d'une nuit mystique, un peu effrayante mais refuge à la fois, 'Only once' creuse plus profondément dans l'obscurité, là où le rite pourrait s'avérer dangereux. Il en résulte des morceaux très orientés deathrock (les excellents 'As the serpents do', 'Resurrection MKII') et d'autres encore plus sombres et violents, ainsi 'I am his voice !' dont les samples et certaines touches martiales évoqueraient presque des échos de Der Blutharsch. Le groupe n'hésite d'ailleurs pas à s'offrir quelques audaces telles que les percussions passées à l'envers de 'I'll dig your grave' ou quelques touches limite KMFDM sur 'Get off'. D'un point de vue personnel, je trouve que le chant de Sailor a gagné encore en efficacité, c'est très flagrant sur le beau et mystique 'The gardens of Alkinoos' qui met également en lumière un autre atout des Brotherhood of pagans: un excellent usage du clavier (atout déjà développé sur 'Tales of vampires') qui soutient habilement d'excellents riffs et renforce les climats des chansons. Deathrock oui mais un deathrock personnel, mystique, plus que punk dans la tradition car 'Only once', contrairement à ce que sa pochette laisserait supposer, est un disque quasi ésotérique, aux ambiances malsaines. Quelques touches de percussions rituelles, des sons bien sélectionnés, un bon travail vocal, et une production impeccable. En quatorze ans, le groupe n'a pas trouvé le chemin vers la lumière, il a au contraire plongé plus profondément encore au coeur de l'obscurité. (dimanche 15 mars 2009)
En musique, rien n'est jamais joué. Je déplorais dans ma chronique de 'Tales of vampire' qu'il s'agisse de l'unique album des Brotherhood of Pagans; or quatorze ans plus tard, le groupe me prouve que j'ai tort en nous proposant tout soudain un second album. La première remarque qui me vient à l'esprit, c'est que les Français sont toujours aussi pointilleux sur la qualité de la production, les arrangements, les atmosphères sont très travaillés et toujours aussi efficaces. Musicalement, c'est avec une certaine émotion que je m'y suis plongé pour me retrouver au coeur d'un disque varié, sombre et intense. Là où 'Tales of vampires' plongeait au sein d'une nuit mystique, un peu effrayante mais refuge à la fois, 'Only once' creuse plus profondément dans l'obscurité, là où le rite pourrait s'avérer dangereux. Il en résulte des morceaux très orientés deathrock (les excellents 'As the serpents do', 'Resurrection MKII') et d'autres encore plus sombres et violents, ainsi 'I am his voice !' dont les samples et certaines touches martiales évoqueraient presque des échos de Der Blutharsch. Le groupe n'hésite d'ailleurs pas à s'offrir quelques audaces telles que les percussions passées à l'envers de 'I'll dig your grave' ou quelques touches limite KMFDM sur 'Get off'. D'un point de vue personnel, je trouve que le chant de Sailor a gagné encore en efficacité, c'est très flagrant sur le beau et mystique 'The gardens of Alkinoos' qui met également en lumière un autre atout des Brotherhood of pagans: un excellent usage du clavier (atout déjà développé sur 'Tales of vampires') qui soutient habilement d'excellents riffs et renforce les climats des chansons. Deathrock oui mais un deathrock personnel, mystique, plus que punk dans la tradition car 'Only once', contrairement à ce que sa pochette laisserait supposer, est un disque quasi ésotérique, aux ambiances malsaines. Quelques touches de percussions rituelles, des sons bien sélectionnés, un bon travail vocal, et une production impeccable. En quatorze ans, le groupe n'a pas trouvé le chemin vers la lumière, il a au contraire plongé plus profondément encore au coeur de l'obscurité. (dimanche 15 mars 2009)
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