Brotherhood of Pagans dans D-Side n°52

Chronique de Only Once
Formation gothique fondée au début des années 90 sur les décombres d’Itchy Souls & Harms Heretics, et auteur d’un premier album en 1995 (Tales of Vampires), The Brotherhood of Pagans s’est comme dissous après le départ du bassiste Elrick et a pris le temps.
Ce n’est qu’en ce premier tiers d’année 2009 que le groupe, amputé aussi de son fondateur Alien (alias en solo Alien Marteens) se décide à publier son second album Only Once dont le contenu se doit à trois membres originels : Vox Populi (guitare), Coccs (synthétiseur et désormais à la basse) et Sailor (batterie, mais aussi et désormais au chant, à la guitare et à la basse).
Casting revu, rôles redistribués. Les trois survivants ne tirent pas un trait sur le passé (reprise très appréciable du tube Ressurrection, on perd dix ans et une certaine Hélène assure les chœurs).
Ils amalgament avec intelligence et naturel leurs influences.
Au menu : son gothique originel, parfums cold wave. La musicalité de ce line up n’a pas perdu les sombres atours du premier, mais affiche une maturité et une retenue que le TOV avait moins.
De très beaux climats percent alors : le très ambré et rituel « The Garden of Alkinoos » par exemple où le chant de Sailor rejoint la théâtralité d’un Peter Murphy, dans les aigus notamment. Les couleurs du death rock infusent aussi un son racé et old school (As the serpent do, prenant).
Ailleurs The Brotherhood of Pagans trouve le chemin de plus d ‘expérimentation : ce seront les atours industriels de la rythmique (« I’ll dig your grave » et « I’m his voice », envoutants) ou un dark ambient dansant (l’oppressant et acide « Get off »). Un beau disque et un revival inspiré.
Emmanuel Hennequin.